La chasse affecte les animaux, les milieux et l’usage commun de la campagne.
Un tir peut blesser sans tuer immédiatement, disperser du plomb ou atteindre un espace partagé. À ces effets s’ajoutent l’élevage et le lâcher d’oiseaux destinés, selon les cas, au repeuplement ou au tir.
Tuer vite est l’objectif. Ce n’est pas toujours le résultat.
Distance, mouvement, visibilité, projectile et zone touchée font varier le temps d’incapacitation. Avec une gerbe, un oiseau peut être atteint, poursuivre son vol et mourir plus loin sans être récupéré.
Des animaux élevés pour être relâchés — parfois pour être tirés rapidement.
Faisans, perdrix et canards colverts peuvent être élevés en captivité puis introduits dans le milieu naturel. Le mot « lâcher » recouvre pourtant des pratiques et des finalités très différentes.
01ÉlevageReproduction et croissance en captivité
02TransportDéplacement vers le territoire
03AcclimatationÉtape variable
04LâcherAvant ou pendant la chasse
05AprèsSurvie, reproduction ou tir
Finalité
Reconstituer, renforcer ou fournir des oiseaux à tirer.
Une opération avec arrêt temporaire de la chasse ne poursuit pas le même objectif qu’un lâcher avant l’ouverture ou qu’un lâcher de tir. Les présenter ensemble empêcherait d’évaluer leurs effets réels.
Adaptation
Naître en captivité prépare mal à certains dangers du milieu.
L’OFB indique que les faisans d’élevage survivent très mal dans la nature, même s’ils conservent des capacités intrinsèques de reproduction. Les opérations de repeuplement avec arrêt de la chasse sont celles ayant montré des chances de réussite.
Traçabilité
Le nombre réellement lâché reste mal connu du public.
La réglementation prévoit un suivi sanitaire et documentaire. Pourtant, aucun bilan national récent et consolidé ne permet de connaître précisément tous les lâchers, leur finalité et leur devenir.
Sécurité & espaces partagés
Les chemins et les campagnes doivent rester accessibles à tous.
La baisse de long terme des accidents ne rend pas les tirs sans risque pour les chasseurs, les riverains, les promeneurs, les véhicules ou les animaux domestiques.
92accidents corporels en 2025‑2026122incidents matériels la même saison10victimes non-chasseuses
Source : Office français de la biodiversité. Les quatre décès de la saison concernaient des chasseurs.
Prélever et introduire des animaux ne sont jamais des gestes neutres.
Environ 90 espèces sont chassables en France. Certaines sont soumises à des quotas, plans de gestion ou moratoires. Les lâchers répétés peuvent en outre compliquer le suivi des populations naturelles et appellent une vigilance sanitaire et génétique.